Quels produits choisir pour faire un investissement écologique ?

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  • Goodvest
26
October
2021

De plus en plus d’investisseurs particuliers cherchent à donner du sens à leur épargne en réalisant des investissements écologiques. Or, face à l’opacité des différentes solutions d’investissement traditionnelles, il est difficile de trouver des produits financiers alliant rentabilité et respect de l’environnement. Heureusement, entre les green bonds et les ETF verts, de plus en plus de solutions se développent pour s’adapter à ces nouvelles exigences !

Qu’est-ce qu’un investissement écologique ?

Avant de vous livrer les différentes possibilités qui s’offrent à vous pour faire un investissement écologique, il convient de s’accorder sur une définition pour éviter les confusions. En effet, le greenwashing ambiant est en partie la conséquence du caractère protéiforme de l’investissement écologique et de la confusion régnant autour de cette notion. Est-ce qu’investir dans une entreprise pétrolière qui plante des arbres est un investissement écologique ? Certains considèrent que oui…

Pour nous accorder, nous considérons qu’un investissement écologique est un investissement visant à favoriser la transition énergétique, préserver l’environnement et la biodiversité et/ou combattre le réchauffement climatique. Autrement dit, une entreprise émettant des gaz à effet de serre, mais cherchant à mobiliser des capitaux pour entreprendre sa transformation écologique rentre dans la catégorie des investissements écologiques. De même, les entreprises à impact porteuses d’un projet de préservation de la biodiversité entrent aussi dans la catégorie des investissements écologiques.

La dimension sociale du projet financé peut aussi être prise en compte, mais restera secondaire dans le cadre d’un investissement écologique bien que les deux soient le plus souvent indissociables. Ainsi, financer une entreprise ayant recours à des travailleurs handicapés pour extraire du charbon ne rentre pas dans la catégorie des investissements écologiques selon nous. C’est d’ailleurs souvent cette confusion entre le volet social/gouvernance et le volet écologique de l’entreprise qui peut brouiller la vigilance des investisseurs particuliers. Certains labels contribuent grandement à cette confusion et notamment le label ISR (investissement socialement responsable).

Comment savoir si votre investissement est réellement écologique ?

Si vous investissez directement dans des petits projets à vocation écologique via par exemple le financement participatif vert, il ne devrait pas y avoir de souci pour savoir si votre investissement est réellement écologique. Cela devient plus compliqué lorsque vous investissez via des fonds verts ou des ETF verts, constitués d’une multitude de valeurs d’entreprises cotées. De même, certaines entreprises peuvent lever des capitaux via des green bonds pour financer certains projets spécifiques à vocation écologique, mais parfois cela occulte l’absence totale d’écologie pour le reste de l’activité.

Les différents labels relatifs aux investissements écologiques

Pour s’y retrouver dans la jungle des investissements écologiques notamment au travers de fonds d’investissement et ETF, vous pouvez vous référer aux différents labels tels que :

  • le label ISR (investissement social et responsable) mis en place par le ministère de l’Économie et des Finances pour labéliser les fonds d’investissement sur le respect des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) ;
  • le label Finansol pour la finance solidaire ;
  • le label Greenfin mis en place par le ministère de l’Écologie visant plus particulièrement les investissements écologiques.

Pour les investissements écologiques stricto sensu, le label le plus fiable reste le label Greenfin qui s’intéresse exclusivement à la finance verte. Les autres labels sont plus hétéroclites et regroupent autant l’investissement écologique que l’investissement social et solidaire. Ce côté tout-en-un du label ISR peut être une opportunité pour certains fonds de créer de la confusion auprès du public sur le caractère écologique de leur investissement.

Lire aussi : En quoi consiste l’investissement socialement responsable (ISR) ?

La limite des labels et les risques de greenwashing

En effet, le label ISR est obtenu en tenant compte des fameux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Les fonds d’investissement peuvent donc obtenir un label ISR dès lors qu’ils financent une majorité d’entreprises respectant par exemple les critères de bonne gouvernance telle que la parité des sexes dans les conseils d’administration.

Autrement dit, un produit d’investissement estampillé ISR n’est pas forcément une solution d’investissement écologique.

Lire aussi : Quelles réglementations encadrent actuellement la finance durable ?

Conseil de Goodvest : Face au fleurissement de nombreux labels nationaux relatifs à l’investissement socialement responsable pouvant être employé à des fins de greenwashing, la Commission européenne planche sur un label européen pour les investissements écologiques : l’Ecolabel. Les activités financées devront notamment être faibles en intensité carbone et contribuer au zéro émission nette fixée pour l’horizon 2050.

Le livret développement durable et solidaire (LDDS), un investissement écologique rentable ?

Le premier réflexe de la plupart des personnes souhaitant réaliser un investissement écologique est de s’orienter vers le LDDS (livret développement durable et solidaire). Très largement plébiscité par les conseillers bancaires, il s’agit d’un produit d’épargne à capital garanti qui peine à vous offrir une rentabilité intéressante (0,5 % en 2021). Pour autant, le LDDS n’est pas à jeter et peut s’inclure aisément dans une stratégie patrimoniale globale. Mais, est-ce véritablement un investissement écologique ?

Comment l’épargne du LDDS est-elle utilisée ?

L’épargne collectée à travers un LDDS est orientée vers la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et les banques. Ces dernières doivent notamment utiliser les sommes collectées pour octroyer des prêts aux fins d’améliorer la performance énergétique des logements. Toutefois, il règne une certaine opacité sur l’emploi des versements effectués sur un LDDS surtout en ce qui concerne la CDC. Elle a déjà été pointée du doigt en 2017 pour financer des entreprises liées aux secteurs des énergies fossiles.

Lire aussi : Que financent le Livret A et le LDDS (Livret de développement durable et solidaire) ?

Quel peut être l’utilité du LDDS pour votre stratégie d’investissement écologique ?

Le LDDS propose un rendement très faible de 0,5 % par an, ce qui n’est pas suffisant pour couvrir l’inflation (la hausse générale des prix). En plaçant votre argent dans un LDDS, votre épargne perd donc en pouvoir d’achat à mesure que le temps passe, mais vous n’assumez aucun risque de perte outre mesure (le capital est garanti).

Pour autant, si on occulte le manque de transparence sur l’emploi des ressources du LDDS, il peut constituer une solution d’épargne de précaution écologique. Avec un plafond de versement de 12 000 euros, il est possible d’y placer une partie de son épargne pour faire face aux dépenses imprévues du quotidien.

L’achat de green bonds ou obligations vertes

Une obligation verte (ou green bond) fonctionne comme une obligation classique : une organisation (entreprise ou entité publique) émet un titre de créance en vue d’obtenir des capitaux pour financer un ou plusieurs projets contribuant à la transition écologique (gestion des déchets et de l’eau, efficacité énergétique, réduction des gaz à effet de serre…). En contrepartie, l’émetteur verse annuellement des intérêts et rembourse la totalité de la créance à son détenteur à l’issue de l’échéance fixée.

Ceci étant, les obligations vertes ne bénéficient pas d’un standard défini sur les caractéristiques environnementales des projets financés. La grande différence avec les obligations classiques se situe alors au niveau du reporting détaillé fourni aux investisseurs sur la manière dont les projets verts ont été financés.

Concernant la rentabilité, les taux d’intérêt proposés par les obligations vertes vont principalement dépendre de son émetteur. Plus le risque de défaut est important, plus en principe, le taux d’intérêt sera élevé, comme pour les obligations classiques. Les obligations vertes restent néanmoins une solution d’investissement écologique à faible risque permettant de diversifier convenablement son portefeuille financier.

Le financement participatif pour des projets à vocation écologique

Toujours sur le domaine du prêt obligataire, une autre forme de financement direct à destination des très petites entreprises voit le jour : le financement participatif écologique. Il permet aux petites entreprises de collecter des fonds auprès des particuliers pour amorcer un projet spécifique en lien avec la transition écologique. Il peut s’agir par exemple de financer l’installation de panneaux solaires ou de permettre à un couple d’ouvrir une épicerie qui promeut les produits écologiques et le circuit court.

Deux modes de financement participatif coexistent :

  • le financement participatif reposant sur un système de “donation” contre avantages (obtenir le produit développé “gratuitement”) pour les petites sommes d’argent ;
  • le financement participatif basé sur un système de prêt obligataire rémunéré.

Sauf si vous êtes d’humeur philanthrope, c’est cette deuxième méthode qui vous propose d’investir dans un projet écologique tout en obtenant des intérêts rémunérateurs. Ce type d’investissement écologique peut présenter des risques plus ou moins élevés selon le projet financé. En effet, les entreprises financées ne sont pas forcément viables économiquement, le risque de cessation des paiements est une réalité à prendre en considération.

Les fonds d’investissement et ETF verts

Enfin, pour faire un investissement écologique alliant rentabilité et conformité avec votre sensibilité écologique, il est possible de vous orienter vers des fonds d’investissement verts (OPC) ou des ETF (aussi appelés fonds indiciels). Ce mode d’investissement présente l’intérêt d’investir en quelques fois dans une multitude d’actifs en lien avec vos objectifs écologiques à travers l’achat d’un seul produit : les parts d’OPC ou d’ETF. En d’autres termes, au lieu d’acheter des actions d’entreprises sur les marchés et d’étudier la qualité écologique de chaque entreprise financée, vous confiez cette lourde tâche à un fonds d’investissement. Forcément, il faut être capable de faire confiance aux sociétés de gestion en charge de la sélection des actifs écologiques. Toutefois, comme nous avons parlé, il existe de nombreux labels permettant d’orienter l’investisseur à condition bien sûr de connaitre leur signification. Mais, cela n’est pas toujours suffisant… C’est pourquoi, afin de s’assurer de la cohérence des investissements écologiques effectués par les fonds, d’autres entreprises (telles que Goodvest) vérifient chaque ligne d’investissement effectuée pour proposer des produits de qualité à ses clients en phase avec leur sensibilité écologique. Vous disposez alors d’un cadre rassurant pour intégrer l’investissement écologique au cœur de votre stratégie d’épargne !

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