Investissement Socialement Responsable : Quels Avantages ?

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  • Goodvest
26
October
2021

Pourquoi choisir l’Investissement socialement responsable (ISR) ?

Longtemps en retrait, l’Investissement socialement responsable (ISR) fait aujourd'hui partie des solutions de placement préférées des investisseurs particuliers.

+20%, tel était le taux de croissance des encours d’épargne responsable de mars 2020 à mars 2021 selon Novethic. Engagement, rendement, notoriété : découvrons ensemble les atouts incontestables qui propulsent, depuis plusieurs années maintenant, l’ISR au-devant de la scène de l’investissement mondial.

Les valeurs de l’ISR

Le respect des critères ESG

En créant un point de rencontre entre valeur éthique et valeur financière, mais aussi entre engagement et rendement, l’ISR refaçonne les enjeux du monde de l’investissement autant pour les particuliers, que pour les entreprises et les États.

Parce qu’il se fonde notamment sur le respect des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG), l’ISR vise à concilier intérêts individuels et collectifs.

Dès lors, les fonds ISR poursuivent la recherche de plus-values tout en s’impliquant profondément dans les enjeux de développement durable ; une philosophie qui se trouve au cœur même de l’investissement socialement responsable et représente, par essence, son avantage majeur.

Des secteurs diversifiés

Bien qu’il soit relativement difficile d’établir des règles claires et figées quant à la sélection et à la dénomination des fonds, il est possible de distinguer trois facettes de l’ISR :

  • Les fonds socialement responsables (ou fonds de développement durable) : il s’agit d’entreprises cotées remplissant certains critères à la fois sociaux, environnementaux et financiers.
  • Les fonds d’exclusion (ou fonds de placement éthique) : davantage présents dans les pays anglo-saxons, ces fonds sont basés sur l’exclusion de secteurs en contradiction avec certaines valeurs morales dictées par la société, la politique ou encore la religion. Parmi lesdits secteurs, se trouvent par exemple les énergies fossiles, la commercialisation d’alcool ou de tabac, les jeux d’argent, les OGM ou encore le nucléaire.
  • L’engagement (ou activisme) actionnarial : contrairement aux deux premières, cette forme d’implication vient en aval du choix de l’entreprise. Elle consiste pour l’investisseur à exiger des dirigeants (soit par vote, soit par interpellation directe) qu’ils s’orientent vers une politique plus socialement responsable, au travers de décisions concrètes.

À noter : La diversité de ces formes d’investissement socialement responsable permet aussi bien au particulier de s’engager en faveur de projets qu’il estime porteurs, que de s’opposer aux secteurs qu’il estime nocifs par une forme de boycott.

Les thématiques défendues dans le cadre de l’ISR sont extrêmement diverses, de sorte que chacun soit en mesure d’apporter un soutien financier dans les domaines chers à son cœur.

Parmi les nombreux choix qui s’offrent à l’investisseur, il est possible de citer :

  • la lutte contre le réchauffement climatique ;
  • la lutte pour l’accès à l’eau ;
  • la lutte pour l’accès à l’éducation ;
  • la lutte pour la parité femmes-hommes ;
  • la lutte contre les activités polluantes ;
  • la lutte contre les mauvaises pratiques sociales ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • le développement de l’agriculture biologique...

Des critères complexes

Malgré le véritable engagement éthique, la grande diversité des secteurs concernés par l’ISR rend plus difficile l’établissement de critères clairs et précis ainsi que leur pondération.

En effet, comment porter un jugement objectif sur la performance autant financière que morale d’une entreprise ; plus difficile encore : comment comparer ces performances entre deux entreprises de secteurs distincts ?

Ce lourd défi de formalisation des critères engendre aujourd’hui encore un certain manque de transparence et de clarté dans le processus d’éligibilité des fonds à l’appellation ISR, et de leur notation.

En outre, le croisement d’enjeux financiers et extra-financiers est à l’origine de textes parfois contradictoires et sources d’une grande complexité juridique.

Dans un monde dont les valeurs sont en perpétuelle évolution, l’ISR s’efforce de fournir des repères précis :

  • normes juridiques
  • cahier des charges ;
  • reportings standardisés ;
  • indicateurs clés de performance...

Des initiatives structurantes

Afin de surmonter ces difficultés de classification émergent divers labels plus ou moins sélectifs et dont les critères se font progressivement plus précis.

Parmi eux, il est possible de mentionner :

  • Le label ISR (plus de 620 fonds et 470 milliards d’euros). Ce label prend en compte six critères de sélection, parmi lesquels le respect des facteurs ESG. Certes critiqué par un rapport de l’Inspection générale des finances de mars 2021, ce label soutenu par le ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance devrait prochainement faire l’objet d’une refonte afin de clarifier et de renforcer ses prérogatives.
  • Le label Greenfin (plus de 50 fonds et 17 milliards d’euros). Ce label regroupe les fonds en faveur de pratiques environnementales responsables.
  • Le label Finansol (plus de 100 membres). Ce label récompense principalement les produits d’épargne solidaire développés par la finance solidaire.

En complément de ces labels, trois méthodes de sélection permettent de pallier le manque de repères dans les normes ISR pour mieux différencier les fonds, à savoir :

  • le classement “Best-in-class”, qui évalue les entreprises en privilégiant les facteurs de performance extra-financiers à l’intérieur de leur secteur ;
  • le classement “Best-in-universe”, qui évalue les entreprises en privilégiant les facteurs de performance extra-financiers tous secteurs confondus ;
  • le classement “Best effort”, qui évalue les entreprises en privilégiant les facteurs d’évolution de leurs performances sur le long terme.

Face à cette ambiguïté latente dans la caractérisation des critères de performance, il est plus que jamais nécessaire pour l’investisseur de se baser en priorité sur ses propres aspirations : rendement souhaité, projet à long terme, horizon de placement, profil de risque, connaissances techniques… Tels sont les points qui devront en effet se trouver au centre de votre réflexion.

Le respect de l’accord de Paris

Le respect des engagements de l’accord de Paris sur le Climat conclu en 2015 nécessite que d’importants investissements viennent financer la transition écologique de l’économie. Pour maintenir une trajectoire climatique maîtrisée et limitée à +2°C, l'investissement socialement responsable et ses labels ont en effet un rôle clé à jouer.

Chez Goodvest, tous nos portefeuilles sont ainsi pleinement alignés avec l’accord de Paris, grâce à l’expertise de notre partenaire Carbon 4 Finance, spécialisé dans la mesure de l’empreinte carbone.

La place des fonds ISR

Des performances reconnues

Si pendant des décennies, l’idée même d’investir dans des fonds engagés était synonyme d’une piètre performance financière, il n’en est rien aujourd’hui. Les préjugés ont peu à peu été dépassés, et les encours ISR progressent désormais rapidement en France.

À l’origine de ce regain durable de confiance dans l’investissement responsable, se trouvent des performances en croissance constante depuis de nombreuses années, considérées comme comparables, sinon supérieures, aux performances des fonds traditionnels.

Bon à savoir : Les fonds ISR présentent souvent un risque moins élevé que leurs concurrents. La crise sanitaire a d’ailleurs pu démontrer leur meilleure résistance aux aléas de l’économie mondiale.

Néanmoins et malgré l’essor constant des fonds socialement engagés, ces derniers déplorent encore une offre 91 fois inférieure aux 54 691 OPCVM recensés par Morningstar au 2 avril 2021, à tel point que l’offre ISR de certains établissements est parfois inexistante.

Divers supports accessibles

Afin de limiter les risques dus au manque potentiel de diversification de votre portefeuille (ainsi que les risques classiques de perte de capital), les Exchange Traded Funds (ETF), aussi appelés fonds indiciels, représentent une bonne alternative puisque ceux-ci répliquent la performance d’un indice dans sa globalité, tout en réduisant ainsi les frais de gestion.

Il est d’ailleurs possible de suivre la multiplication des indices ESG :

En France, plusieurs solutions permettent d’investir dans les fonds ISR, à savoir :

  • le Plan d’épargne en actions (PEA) ;
  • l’assurance-vie (à l’image de Goodvest) ;
  • le compte-titres.

Bon à savoir : Les produits d’épargne salariale et d’épargne retraite permettent notamment de placer votre argent directement sur l’un de ces supports.

Par ailleurs, en termes de fiscalité liée à l’investissement socialement responsable, celle-ci dépendra exclusivement du support choisi pour vos placements.

Enfin, l’investisseur devra généralement supporter des frais de gestion et des frais d’entrée variables selon les modalités de son contrat. Toutefois, chez Goodvest, vous serez exempté de frais d’entrée, de versement, de sortie, de performance, d’arbitrage... En un mot, votre épargne investie à nos côtés de façon durable vous coûtera en moyenne deux fois moins cher que dans une banque en ligne traditionnelle !

Un impact positif sur les entreprises

L’introduction des normes de l’investissement socialement responsable remodèle entièrement les paradigmes de production des entreprises : dorénavant, il n’est plus question de produire exclusivement en vue de plus de rentabilité.

Désormais, la valeur de la société dépend également de son engagement social et environnemental ; ainsi, les bons élèves sont encouragés à poursuivre leurs efforts, étant valorisés par les investisseurs, alors que les mauvais élèves sont invités à modifier leurs processus de production et de gouvernance.

L’ISR introduit donc une prise de conscience collective aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, tous deux étant potentiellement motivés par l’appât du gain associé à la perspective de construire un monde meilleur.

Dans l’ensemble, l’investissement socialement responsable implique et connecte ainsi tous les acteurs de l’économie, à savoir :

  • l’investisseur ;
  • le consommateur ;
  • le salarié ;
  • le fournisseur ;
  • le dirigeant d’entreprise ;
  • l’État.

La réputation de l’ISR

Une évolution à l’échelle mondiale

Les avancées éthiques proposées par l’investissement socialement responsable contiennent leur lot de contraintes, notamment au niveau des États. Ainsi, l’adaptation aux problématiques sociales et environnementales à l’échelle mondiale va à l’encontre d’un ancien modèle économique, davantage fondé sur la lutte pour la souveraineté économique.

Outre ces questionnements de fond qui viennent affaiblir les politiques de libre-échange, l’ISR demande aux pays l’intégration de nouveaux dispositifs législatifs dont la création et la gestion peuvent être complexes.

Pourtant et malgré ces “barrières à l’entrée”, nombre d’initiatives globales sont prises en faveur de l’ISR, à l’image des normes ESG adoptées par les Nation-Unies au mois d’avril 2006.

Les pratiques de l’ISR se retrouvent aujourd’hui dans divers continents comme l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Selon les régions, domine telle ou telle forme d’ISR : parmi les plus de 300 fonds en circulation dans le monde, les fonds d’exclusion sont par exemple privilégiés en Europe du Nord.

Une popularité croissante en France

Selon les derniers chiffres publiés par Novethic, en France, à fin mars 2021, le marché des produits d’épargne responsable représentait près de 522 milliards d’euros d’encours répartis dans 962 fonds d’investissement.

Avec un rythme de progression de +20% en annuel, la hausse des encours témoigne de l’engouement soutenu des Français pour des investissements plus éthiques.

Bien que cet engagement se reflète notamment chez les jeunes (dont les trois quarts donnent la priorité à l’ISR), l’Autorité des marchés financiers (AMF) affirme que 45% des résidents se disent intéressés par les placements responsables, et le double se déclare sensible aux enjeux généraux du développement durable.

Alors que l’investissement responsable semblait laisser indifférent pendant de nombreuses années, cette pratique a à présent le vent en poupe ; un vent qui semble avoir tourné, si l’on considère la méfiance croissante envers les fonds traditionnels.

Il semblerait ainsi que le terme "consom'acteur" prenne tout son sens au vu de la défiance face aux pratiques de marketing abusif. Le greenwashing cède progressivement sa place à un engagement concret, et les beaux discours sont remplacés par une véritable exigence de transparence.

Au-delà de toute crainte et préjugé, les performances actuelles de l’investissement socialement responsable sont en réalité à la hauteur des valeurs qu’il promeut. Mieux, l’ISR présente des résultats et engagements en forte progression.

Pour toutes ces raisons, l’assurance-vie Goodvest s’engage pour une économie plus respectueuse de l’environnement au travers de fonds labellisés aussi bien ISR que Greenfin ou Finansol !

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