Investissement responsable : L'Intégration des Limites Planétaires

  • Elise - Analyste ISR
6
December
2023

Qu’est-ce que les limites planétaires ?

Les limites planétaires représentent un ensemble de neuf seuils critiques au-delà desquels la  Terre ne peut pas maintenir des conditions stables et favorables à la vie humaine. Dans un monde confronté à des défis environnementaux croissants, la compréhension et l'intégration de ces limites sont essentielles pour guider nos actions vers un avenir plus durable. Ce concept scientifique, formulé pour la première fois en 2009 par une équipe de scientifiques du Stockholm Resilience Center, a depuis été adopté par de nombreuses  organisations internationales, notamment par la Commission Européenne, l’Agence Européenne de l’environnement et l’Organisation des Nations Unies. Dans cet article, nous explorerons en détail les différentes limites planétaires, leurs implications et la manière dont vous pouvez les prendre en compte dans vos décisions d'investissement pour contribuer à la préservation de notre planète.

Le contexte

La création du concept des limites planétaires découle d’une meilleure compréhension des conséquences de l’action humaine sur la planète. Au fil des décennies, la croissance démographique, l'industrialisation, la consommation de ressources et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux alarmants. Les scientifiques ont commencé à tirer la sonnette d'alarme sur les conséquences potentiellement catastrophiques de ces tendances pour l'environnement et la survie de l'humanité. 

Définition

C'est dans ce contexte que le Stockholm Resilience Center a rassemblé des experts de divers domaines pour identifier les neuf limites planétaires qui définissent les conditions nécessaires à une planète en bonne santé et viable pour les générations futures. 

Ces limites ont été définies comme des points de non-retour, au-delà desquels des changements irréversibles dans les équilibres naturels se produiraient, déstabilisant l'environnement et affectant les êtres vivants.

Les limites planétaires sont également des processus interconnectés et interdépendants du système terrestre. Par exemple, le changement climatique augmente l’acidification des océans qui contribue par la suite à l’érosion de la biodiversité marine. Ainsi toutes les limites sont dépendantes les unes des autres et doivent être prises en compte dans leur globalité.

Présentation des différentes limites planétaires 

Quelles sont les neuf limites planétaires ?

Le modèle des limites planétaires comprend neuf composantes essentielles, chacune reflétant un aspect critique de la santé de notre planète :

  • Le changement climatique : Il est alimenté par l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, provoquant un réchauffement climatique mondial. Cela entraîne des événements météorologiques extrêmes, la fonte des calottes glaciaires et la montée du niveau de la mer, par exemple.
  • L’érosion de la biodiversité : Elle  se manifeste par la diminution de la diversité des espèces, voire leur extinction. Elle menace l'équilibre des écosystèmes et les interactions entre les différentes espèces.
  • La perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore : Elle résulte de l'excès de ces éléments dans l'environnement, généralement dû à l'agriculture intensive et à la pollution. Ces perturbations affectent les écosystèmes aquatiques, provoquant des zones mortes et des déséquilibres dans les océans.
  • Le changement d’usage des sols : Ce changement résulte essentiellement  de la déforestation, de l'urbanisation croissante et de l'agriculture intensive, entraînant la perte d'habitats naturels, la dégradation des sols et des répercussions sur la biodiversité.
  • L’acidification des océans : Elle est provoquée par l'absorption de CO2 atmosphérique par les océans, entraînant une baisse du pH de l'eau. Cela affecte la vie marine, en particulier les organismes à coquille, et menace les récifs coralliens.

Lire aussi : Ce que vous pouvez faire pour protéger nos océans

Ouvrez une assurance vie isr

Découvrez votre portefeuille d'investissement personnalisé, en accord avec vos valeurs

Bénéficiez de 3 mois de frais offert avec le code promo blog

  • L’utilisation de l’eau douce : L'utilisation excessive de l'eau douce peut entraîner des pénuries et des conflits liés à l'eau, menaçant l'approvisionnement en eau pour les populations et l'agriculture.
  • L’appauvrissement de l’ozone stratosphérique : Cela se produit en raison de la libération de substances chimiques telles que les CFC (chlorofluorocarbures), ce qui diminue la couche d'ozone protectrice de la Terre, exposant ainsi la vie terrestre aux rayons ultraviolets nocifs du soleil.
  • L’augmentation des aérosols dans l’atmosphère : L'accumulation de particules dans l'air dégrade la qualité de l'air et impacte le climat.
  • L’introduction d’entités nouvelles dans la biosphère : Cette limite concerne l'introduction par l'homme d'éléments qui n'existent pas naturellement, tels que les plastiques, qui peuvent perturber les écosystèmes, menacer la biodiversité et contaminer les environnements terrestres et marins.

Un processus de recherche continu

Le concept des limites planétaires est un processus de recherche continu. Il a été révisé et redéfini plusieurs fois depuis sa création. 

En 2009, seules trois limites planétaires parmi les neuf étaient considérées comme dépassées (le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote). Cependant, l’introduction d’entités nouvelles dans la biosphère et l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère n’étaient pas encore quantifiées en raison du manque de données.

En 2015, les scientifiques du Stockholm Resilience Center ont annoncé que la limite du changement d’usage des sols était dépassée. En 2022, c’est au tour de la limite de l’introduction d'entités nouvelles dans la biosphère d’être dépassée. Depuis septembre 2023, toutes les limites sont désormais quantifiées, et une nouvelle limite, celle de l’utilisation de l’eau douce, a été franchie.

Aujourd'hui, six limites planétaires sur neuf ont été dépassées. Seuls l’acidification des océans, l’appauvrissement de la couche d'ozone et l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère ne sont pas dépassés. L'appauvrissement de la couche d'ozone régresse en raison notamment de la signature du Protocole de Montréal en 1887 qui a permis de réduire les émissions mondiales de CFC de plus de 80%.

Ainsi les limites planétaires sont devenues un véritable outil pour orienter les politiques de développement durable et la gestion des ressources naturelles, contribuant à attirer l’attention sur les défis cruciaux auxquels nous sommes confrontés en matière de préservation de notre planète. Tous ensemble nous pouvons agir pour réduire notre impact sur l’environnement et la biodiversité. Cela peut passer par des petits gestes du quotidien mais également par notre épargne et nos investissements.

Lire aussi : Quelques gestes simples que vous pouvez faire pour l'environnement

Comment prendre en compte les limites planétaires dans ses investissements ?

L'intégration des limites planétaires dans ses investissements

Il est possible d’intégrer les limites planétaires dans votre stratégie d'investissement. Si vous souhaitez maximiser votre impact environnemental, vous pouvez vous tourner vers des fonds en gestion active (OPCVM) en les couplant avec des fonds en gestion passive (ETF). Ainsi, la gestion active offrant une approche plus ciblée, elle permet d'ajuster vos investissements en fonction de vos objectifs et de vos convictions environnementales. Les ETFs, quant à eux, sont utilisés pour diversifier votre portefeuille, réduisant ainsi les risques.

En optant pour des fonds thématiques, vous avez la possibilité d'investir dans des véhicules financiers spécialement conçus pour réduire l'impact sur certaines limites planétaires. Par exemple, vous pouvez choisir des fonds axés sur des thèmes tels que la réduction des émissions de carbone, la préservation de la biodiversité, la gestion de l'eau ou encore l'agriculture durable. Ces fonds sont gérés de manière proactive pour soutenir des entreprises et des projets qui respectent les limites planétaires.

Vous pouvez également diversifier votre portefeuille en investissant dans différentes classes d’actifs, telles que les actions, les obligations vertes, le capital-investissement, l'infrastructure ou encore l'immobilier.

Lire aussi : Investir dans les obligations vertes pour financer la transition écologique

Du côté de Goodvest

Investir son épargne et construire un portefeuille cohérent, diversifié et responsable n’est pas toujours une simple affaire. Chez Goodvest, nous avons créé la première assurance-vie et le premier plan épargne retraite alignés avec l’Accord de Paris afin de vous aider à épargner de manière responsable avec des portefeuilles respectant une trajectoire de réchauffement climatique sous les 2°C. Selon votre profil de risque nous vous proposons d’investir au travers de différentes thématiques en lien avec les limites planétaires : transition écologique, solutions climatiques, accès à l’eau, forêts.

Nous croyons en la possibilité de réaliser des investissements à la fois rentables et durables qui contribuent à la préservation de notre planète. En travaillant ensemble, nous pouvons faire des choix éclairés pour un avenir plus responsable et respectueux de l’environnement. Vos investissements peuvent devenir un moyen puissant de soutenir des initiatives positives tout en préservant notre planète pour les générations futures.

Lire aussi : Investissement responsable : notre guide complet pour se lancer

Ouvrez une assurance vie isr

Découvrez votre portefeuille d'investissement personnalisé, en accord avec vos valeurs

Bénéficiez de 3 mois de frais offert avec le code promo blog

FAQ

Nos derniers articles

Ensemble, changeons l’épargne

Une vision de l’investissement qui va au-delà des critères financiers.