Que faire en cas de krach boursier ?

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  • Goodvest
10
March
2022

Si vous investissez sur les marchés financiers via une assurance vie, un compte titre ou toute autre enveloppe fiscale en unité de compte, vous serez forcément confronté de votre vivant à un krach boursier. Aussi inévitables que la pomme tombant d’un arbre, les krachs boursiers ne sont pas prévisibles, mais certains quant à leur occurrence. En d'autres termes, il y aura forcément un krach boursier à l’avenir, mais impossible de savoir quand ni quels secteurs seront les plus impactés (très probablement tous). 

Nous ne vous disons pas ça pour vous faire peur, mais pour vous préparer au mieux à ce scénario et ainsi adopter les bons réflexes d’investissement avant, pendant et après le krach boursier. En effet, un krach boursier peut diviser par deux votre épargne, mais les marchés ont toujours fini par se relever, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités d’investissement. La meilleure manière d’y faire face est donc de se préparer au mieux à cette éventualité.

Ainsi, que faire en cas de krach boursier ? Comment l’identifier ? Comment se préparer au mieux à la survenance d’un tel événement ? Comment investir après un krach boursier ?

Qu’est qu’un krach boursier ?

Un krach boursier peut se définir comme une dévaluation massive des titres cotés en bourse sur une courte période de temps. Si la bourse connaît régulièrement des corrections à court terme, un krach boursier se caractérise par 3 éléments :

  • une chute des prix des actifs d’une forte intensité (supérieure à 20 %) ;
  • une période de temps courte (quelques heures à quelques jours) ;
  • l’amplitude brutale et linéaire de la chute.

Ainsi, un krach boursier, à l’instar d’un séisme, se caractérise par la violence du choc et des secousses. 

Un krach boursier laisse donc peu de temps aux investisseurs pour réagir, et le plus souvent, liquider ses dernières positions prises sur le marché implique inévitablement une moins-value. 

Le krach boursier en lui-même n’est pas véritablement un problème, il s’agit généralement d’une correction naturelle du marché qui, en raison de la surévaluation des actifs et d’investisseurs trop optimistes, finit par retrouver un point d'équilibre plus sain au regard des fondamentaux économiques.

Du krach boursier à la crise financière

Un krach boursier devient problématique quand il se transforme en crise financière, où certains acteurs institutionnels finissent par être fragilisés ou anéantis par l’ampleur du krach. Il en découle une cascade de conséquences difficilement mesurables qui se répand sur l’économie dans son ensemble jusqu’à parfois affecter les ménages les plus modestes, paradoxalement étrangers à l’investissement sur les marchés… 

Pour simplifier à outrance, les institutionnels n’étant plus en mesure de jouer leur rôle d’intermédiaire financier, certaines entreprises peuvent se trouver en manque de liquidité, les empêchant de payer leurs fournisseurs eux-mêmes incapables de payer les salaires conduisant au surendettement de certains ménages ou entreprises fragilisant d’autant plus les institutionnels… La boucle est bouclée et on ne sait pas quand ce cercle peut prendre fin. Dans ce cas de figure, les bourses peuvent entrer dans un cycle baissier durable à défaut d’intervention des Etats pour redonner espoir aux investisseurs.

Ceci étant, tous les krachs boursiers ne se transforment pas en crise financière (et heureusement). Les expériences du passé visent à construire un modèle financier plus résilient grâce à des réglementations plus strictes et un meilleur suivi des indicateurs financiers susceptibles de limiter les risques de transmission. 

Un krach boursier est un peu comme un feu de forêt : avec de la préparation, il est possible de le contenir et l’après laisse place à un sol fertile propice à l’épanouissement d’une flore et faune nouvelle ! L’objectif n’étant pas de l’éviter, mais de garder le contrôle !

Est-il possible de prédire la survenance d’un krach boursier ?

La prévisibilité du comportement des marchés a toujours fait débat en finance. Entre ceux qui estiment être en mesure de lire l’avenir avec les données du passé et les défenseurs de la théorie des marchés efficients démontrant l’impossibilité de battre le marché, deux approches s’opposent même si les données empiriques tendent à démontrer que le deuxième groupe a raison dans la grande majorité des cas. 

Il n’en demeure pas moins que la force et les conséquences d’un krach boursier tiennent à son imprévisibilité. Un marché qui anticipe des phénomènes de surévaluation des actifs ou des risques de défaut de paiement sur certaines dettes va s’autoréguler et intégrer naturellement dans sa dynamique la survenance de ce risque. En cas d'occurrence, la surprise ne sera que partielle de sorte que la chute sera maîtrisée.

Un véritable krach boursier survient généralement quand les acteurs sont pris par surprise par un événement qu’ils n'avaient pas anticipé et qui change profondément à la baisse leur appréciation de la valeur des actifs. On parle communément de cygne noir (black swan). Les cours baissant, les investisseurs peuvent être pris de panique de sorte que les cours peuvent tomber à des niveaux bien en deçà de leur valeur fondamentale. C’est là que le terreau devient fertile après l’incendie…

Conseil de Goodvest : Nassim Nicholas Taleb est le premier à avoir consacré le terme de cygne noir dans ses études de résilience des systèmes financiers et décrivant le concept d’antifragilité. Si cela vous intéresse, nous vous recommandons vivement ses ouvrages.

Comment limiter son exposition aux conséquences d’un krach boursier ?

Afin de limiter au maximum l’impact d’un krach boursier sur vos économies, vous devez construire un portefeuille suffisamment résilient et avoir une stratégie patrimoniale solide vous offrant la possibilité de faire le dos rond pendant les périodes de crise.

Lire aussi : Comment bien investir quand on est débutant ?

L’épargne de précaution pour éviter de céder à la panique

Lorsque vous investissez sur les marchés financiers, dans l’immobilier ou dans tout autre actif présentant des risques de perte, vous devez vous plier à une règle d’or immuable : constituer une épargne de précaution.

Il s’agit d’une épargne liquide placée sur un compte courant ou un livret A qui vous permet de faire face aux imprévus du quotidien. L’objectif de cette épargne est d’éviter d’avoir à liquider vos positions sur les marchés pendant une période de krach parce que vous n’avez plus assez d’argent pour vivre. L’épargne de précaution vous permet de voir venir la fin de la tempête.

Lire aussi : Combien mettre de côté par mois ?

La diversification pour limiter l’impact des crises sectorielles et géographiques

L’autre pratique indispensable est la diversification sectorielle et géographique de votre portefeuille. Certes, de nombreux krachs boursiers affectent toutes les valeurs sans distinction, mais certains secteurs peuvent être épargnés selon l’évènement à l’origine du krach (laboratoires pharmaceutiques pendant la crise du covid par exemple).

Cette diversification permet de limiter l’ampleur de la perte de valeur de votre portefeuille en amortissant les conséquences du krach boursier.

Lire aussi : Comment bien diversifier son portefeuille ?

Les valeurs refuges et contracycliques pour faire face à la tempête

Certaines valeurs peuvent avoir des comportements contracycliques : quand tout va mal, leur prix augmente. C’est le cas par exemple de l’or qui sert de valeur refuge en cas de perte de confiance en l’économie. Il existe d’autres équivalents tels que l’argent (métal),  certaines monnaies telles que le franc suisse, ou les actions d’entreprises dites défensives en raison de leur importante distribution de dividendes et de leur rôle essentiel dans l’économie (Veolia par exemple).

Les versements réguliers pour lisser votre exposition au risque

Lorsque vous décidez d’investir sur les marchés, vous y allez souvent en une fois avec votre surplus d’épargne. Cette pratique verrouille vos positions à un prix donné sur l’ensemble de votre portefeuille. Si vous achetez au pic avant une chute des marchés, les conséquences peuvent être déstabilisantes.

C’est pourquoi il est préférable d’investir de manière régulière à l’aide de versements automatiques (l’assurance vie de Goodvest prévoit cette fonctionnalité) pour entrer sur le marché à des points différents limitant ainsi au maximum l’impact de volatilité sur votre portefeuille.

Lire aussi : Comment maîtriser et limiter les risques financiers ?

Quelle stratégie adopter pendant un krach boursier ?

En respectant la stratégie présentée précédemment, la survenance d’un krach boursier devrait avoir un impact limité sur votre épargne. Pour autant, il est fort probable qu’en vendant vos actifs pendant le krach vous perdiez de l’argent, alors que faire ?

Faut-il tout vendre en cas de krach boursier ?

Quand les marchés chutent de manière vertigineuse, il pourrait être tentant de tout vendre pour limiter la casse. À vrai dire, vous ne pouvez pas savoir si le marché a touché le fond ou pas : si vous vendez lorsque le marché est en passe de remonter, vous perdrez de l’argent. À l’inverse, si le marché continue de chuter, vous économisez des pertes. Impossible de savoir à l’avance.

En conséquence, nous vous recommandons d’attendre que la tempête passe. L’histoire nous montre que les marchés traversent des cycles plus ou moins longs et finissent toujours par monter sur le long terme. Si votre stratégie de diversification est cohérente et que vous disposez d’une épargne de précaution suffisante, nul besoin de vous inquiéter, vos actifs finiront par  trouver un niveau de valorisation satisfaisant.

Préparer la reprise

Au contraire, la période de krach boursier peut être une excellente occasion pour préparer la reprise. En partant du principe que les marchés ne peuvent s'effondrer durablement (auquel cas, avoir de l’épargne et de l’argent sera le dernier de nos soucis), vous disposez d’un peu de temps pour mobiliser de l'épargne afin de préparer de futurs investissements dans des secteurs massacrés par la chute des prix.

Comment investir après un krach boursier ?

Imaginez un grand magasin rempli de denrées à prix cassé, -30 %, - 40 %... tout en sachant que la promotion finira par prendre fin et que tout le monde s'arrachera ces produits dans plusieurs jours.

La panique des investisseurs peut entraîner des comportements irrationnels et laisser sur le carreau des entreprises rentables porteuses d’un projet viable dont le cours des actions est bien en deçà de leurs fondamentaux économiques.

Ainsi, la bonne stratégie pour investir après un krach boursier est de chercher et de sélectionner les entreprises susceptibles d’être mésestimées par rapport au cours de leur action. Par exemple, en cas de krach boursier dans le secteur de l’énergie, si vous constatez des baisses de valeur d’entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, il est probable que vous fassiez une bonne affaire en les achetant puisque ces dernières, toutes choses égales par ailleurs, devraient profiter de la hausse des prix de l’énergie et de la raréfaction des énergies fossiles.

Il s’agit bien entendu que d’une opinion n’ayant pas valeur de conseil universel. 

Ceci étant, si vous souhaitez investir dans des secteurs porteurs susceptibles d’offrir de véritables perspectives d’avenir, l’assurance vie Goodvest vous permet de placer votre argent dans une multitude d'entreprises ayant pris le chemin de la transition énergétique afin d'œuvrer pour un monde plus résilient !

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