Les actus de la semaine du 19 février par l'équipe ISR

  • Elise - Analyste ISR
27
February
2024

L’actu de la semaine : Le plan d’économie de Bercy pour 2024 cible principalement l’écologie, réduisant son budget de 2,2 milliards d’euros.

Du côté de l’investissement responsable

L'écologie, principale victime du plan d’économies par Bercy

Le ministère de l’Économie a annoncé jeudi dernier la répartition des coupes budgétaires des ministères pour l’année 2024. L’objectif étant de trouver les 10 milliards d'euros d'économies nécessaires pour boucler le budget de cette année. Le ministère de l’écologie fait partie des plus gros perdants avec une réduction de 2,2 milliards soit 10% de son budget. Sont notamment touchés les programmes "énergie, climat et après-mines", "infrastructures et services de transport" et le “fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires".

Les principales missions contributrices au plan d'économies
Source : Les Echos

L’Esma remet en cause la durabilité des fonds ODD

L’Esma (Autorité Européenne des Marchés Financiers) vient de publier un nouveau rapport sur l’impact washing des fonds alignés avec les Objectifs du Développement Durable (ODD). Après analyse de 200 fonds ODD, les résultats montrent que ces fonds ayant pour objectif de contribuer à l’amélioration des ODD sont en réalité moins performants en matière d’impact que les autres fonds. Ils ont même une composition similaire à des fonds non-ESG. De plus, ces fonds sont en moyenne moins exposés aux entreprises engagées dans le Pacte Mondial des Nations Unies que les fonds ESG et sont équivalents aux fonds non-ESG.

Les ODD sont alors utilisés comme outils marketing pouvant tromper les épargnants. Cela démontre bien le besoin de réglementation et d’un cadre plus exigeant pour la dénomination des fonds !

L'esma remet en cause la durabilité des fonds ODD
Source : Impact investing - Do SDG funds fulfil their promise ?, Esma

Selon une étude, diminuer la consommation de viande de moitié contribuerait à réaliser les objectifs liés au climat

Alors que l’alimentation représente aujourd’hui 22% de l’empreinte carbone de la France, le Réseau Action Climat et la Société Française de Nutrition (SFN) ont mené une étude sur la nutrition et le climat. Ils proposent dans leur rapport des recommandations alimentaires prenant en compte les enjeux de nutrition et les impacts environnementaux liés à l’alimentation. La quantité de viande consommée par habitant en France est aujourd’hui deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Ainsi, diviser par 2 la consommation de viande conduirait à une réduction de l’impact carbone de l’alimentation entre -20% et -50%.

Les deux organismes recommandent de ne pas consommer plus de 450g de viande par semaine.

Part des différents postes d’émissions de gaz à effet de serre issues de l’alimentation en France

Part des différents postes d’émissions de gaz à effet de serre issues de l’alimentation en France
Source : Comment concilier nutrition et climat ?, Réseau Action Climat et Société Française de Nutrition

Lire aussi : Soutenir l’agroécologie avec votre épargne, c’est possible

Du côté de l’économie et des marchés

Records sur les marchés après les résultats spectaculaires de Nvidia

Nvidia, un concepteur de puces électroniques utilisées notamment pour l’intelligence artificielle, affiche des résultats records : au quatrième trimestre 2023, l’entreprise a multiplié son chiffre d'affaires par 3 et ses profits sont 9 fois supérieurs à ceux d'il y a un an.

Jeudi, Nvidia s’est envolé de plus de 16 %, augmentant de 277 milliards de dollars sa capitalisation boursière.

Porté par ces résultats, Wall Street conclut sur un double record pour le Dow Jones et le S&P 500 et une belle progression du Nasdaq, frôlant un record. La bourse de Paris bat également un record en dépassant les 7 930 points et enregistre sa troisième semaine de hausse.

La capitalisation de Nvidia sur le podium des géants de la tech
Source : Les Echos

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L’Allemagne enregistre une baisse du PIB au quatrième trimestre de 2023

L'Allemagne a enregistré un recul de 0,3% de son PIB au quatrième trimestre (recul de 0,2% sur un an). C’est nettement moins bien que la moyenne de la zone euro, qui a atteint une croissance de 0,5% en 2023, selon Eurostat, avec des hausses pour la France, l'Espagne ou l'Italie. Cette contraction est la conséquence de la faiblesse de la demande étrangère, des tensions géopolitiques persistantes et des prix élevés de l'énergie. L’Allemagne affiche également un PMI* faible depuis plusieurs mois avec une aggravation inattendue de la baisse de l'activité du secteur privé en février.

* L’indice PMI (Purchasing Managers’ Index) évalue l'état actuel du secteur privé d’un pays en prenant en compte l'activité, les nouvelles affaires, l'emploi et les prix. Il s’agit d’un indicateur de la croissance économique.

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